Overdose de Kate

OVERDOSE DE KATE

Kate a des yeux de chat persan mais je n’ai plus envie d’acheter du Sheba. Elle envahit depuis plus de 20 ans le paysage photographique de sa silhouette exemplaire mais allez savoir pourquoi  j’en ai assez. Les publicitaires en mal d’inspiration veulent la faire passer pour la girl next door préférée des français mais les amateurs de grenouille préfèrent Vic dans la Boum.

Les Unes des magazines  de mode nous vantent du 1er janvier au 31 décembre son allure chapeautée, bijoutée ou slimée et on s’en moque. Pete Doherty le nouveau poète maudit du rock and roll n’en a pas fait sa muse, sa muse est et restera l’héroïne qui glace les veines jusqu’à la mort. Pauvre chanteur des Kills épousé sous les flashs et contraint d’écouter les vocalises grotesques de sa Blondy des podiums. Je propose une concertation au sommet du JET SET entre rédactrices de mode pour faire éclore une nouvelle égérie.  Kate fut belle, elle l’est restée, mais de longues promenades dans la lande anglaise pour travailler la discipline du chant et celle de l’être lui seraient profitables.  Lectrices quarantenaires amatrices de mode vintage demandent  d’urgence cure de désintoxication de Madame Moss.

Sans rancune kate,  merci pour les slims, les vestes noires cintrées, les cheveux décoiffés et le khol  qui déborde. Il est temps de laisser ta place à de nouvelles allures forcément nostalgiques de la tienne.

Kate Moss dans sa jeunesse

Pour finir Kate, le tact dans l’audace n’est-il pas de savoir jusqu’où on peut aller trop loin ?, c’est Monsieur Cocteau qui un jour y pensa pour nous l’écrire. Il nous manque.

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