BERLIN, une Ville, une Cicatrice…

26 juin 1963, JFK prononçe ces mots : Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont des citoyens de Berlin, et c’est pourquoi, en tant qu’homme libre, je suis fier de déclarer : « Ich bin ein Berliner ». Un voyage à Berlin n’est donc pas un voyage anecdotique et Berlin n’est pas une ville comme les autres. Plus belle non, plus juste non plus, plus libre je ne sais pas, une ville frémissante de notre grande Histoire oui sans aucun doute. Impossible de faire le tour de toutes les cicatrices et empreintes de cette ville. Déambuler dans ses rues est  un parcours initiatique où la mélancolie n’a pas sa place. Berlin n’est pas une ville nostalgique mais une métropole gigantesque, tantôt belle, tantôt hideuse, une ville aux portes du grand Est, une ville à deux têtes qui nous présente aujourd’hui sa face honorable tout en nous laissant sur l’épiderme un frisson étrange.

Ces quelques vers écrits à l’issue mon voyage à Berlin restituent la sensation particulière ressentie au contact de cette ville.

L'église au coeur crevé. Berlin.


BERLIN

Tu ne pièges plus les hirondelles
dans ton barbelé de fer
Et les je t’aime que tu greffes
Efface les traces de la pluie

Une balançoire d’un autre temps
Amuse encore tes enfants
Et sur les pierres du parlement
Le temps passe qui ne s’oublie pas

Non loin de là des oiseaux noirs
Hantent ton ciel et ses étoiles
Les âmes perdues de l’épouvante
Se posent sur les arbres de l’oubli

A l’Est rien de nouveau,
Quelques yeux slaves déambulent
Et cherchent du regard une blonde
Celle que tu bois pour t’égarer

Mère courage rentre chez toi
Et ta marmaille mal fagotée
Avide de modernité
Vomit le spleen de l’infini

De l’église au coeur crevé
Monte une voix en devenir
Serait-ce le chant du  futur
Qui soigne ta plaie au grand jour ?

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